... déménagé... changé de place pour mettre nos idées au grand jour.
Ici.
Mais il faut devenir mon ami... ;-)
Tuesday, September 27, 2011
Thursday, February 17, 2011
Faire le ménage
Qu'est ce que j'aime (vraiment) dans la vie?
Voyager, idéalement en moto, idéalement avec ma douce-et-tendre, mais pas nécessairement de prendre l'avion...
Gosser dans le garage, sur la maison, sur le terrain, sur les bagnoles (2 ou 4 roues)...
Travailler le bois, même si ce n'est que pour couper 2 planches et les regarder...
Me promener à pied ou en vélo, été hiver, avec ma blonde et les chiens, et bientôt notre premier enfant
Lire...
Écrire...
Passer du temps en famille (ce qui inclut les amis proches, mais surtout le p'tit trio que nous formerons bientôt, Josy, Aloce et moi)...
Qu'est-ce que je possède (entre autres)?
Deux basses, 2 guitares, un clavier et la quincaillerie qu'il faut pour jouer live et enregistrer un petit démo...
Une paire de skis de fond, une planche à neige, un ensemble d'escalade, un ensemble de kayak d'eau vive...
Une grande collection de cédés et dévédés, acquise au fil du temps par habitude ou par souci de préserver l'héritage...
À quoi ça sert?
Ce que je possède (entre autres) accumule la poussière, au même rythme où j'accumule les projets qui, inévitablement, ne verront pas le jour, par manque de temps, mais surtout de dévouement et de discipline. Ce que j'aime dans la vie se fait invariablement tasser, par manque de temps, dévouement et discipline, mais surtout parce que ce que je possède occupe tant de place dans l'esprit, dans le temps et dans le budget.
La simplicité volontaire stricte et démesurée; pas pour moi merci! Mais devrais-je commencer à y puiser quelques principes pour faire en sorte que je ne possède que ce qu'il me faut pour faire ce que j'aime, avec celle et ceux que j'aime?
Je n'arrête pas de dire qu'il faut faire des choix dans la vie, parce qu'on ne peut se permettre de tout faire et d'entretenir tous nos rêves. J'me rends bien compte que j'ai aussi un peu de chemin à faire...
Je m'imagine plein de courts voyages, 3 ou 4 jours, moto ou camping, et ne semble jamais prendre les mesures pour les concrétiser. Ça fait maintenant 5 ans que j'me promets d'aller faire les sucres avec mon père au printemps; en profiter pour fabriquer mon fumoir, boucaner du fromage et du saumon en surveillant l'écume sur l'évaporateur. Nada. On remet à plus tard, et plus tard n'arrive jamais. Ou passe tellement vite qu'on ne s'en rend même pas compte et qu'on oublie.
C'est le temps de faire une vente de garage. C'est le temps de justement, libérer de la place dans le garage — dans ma caboche aussi — pour que la sciure de bois puisse flotter dans l'air, que je puisse préparer les montures motorisées aux périples de l'été, que j'installe le hammac (au printemps, bien évidemment) et que j'y consacre l'après-midi, bouquin à la main, verre pas trop loin, blonde et fillette encore plus près.
C'est le temps des choix.
Voyager, idéalement en moto, idéalement avec ma douce-et-tendre, mais pas nécessairement de prendre l'avion...
Gosser dans le garage, sur la maison, sur le terrain, sur les bagnoles (2 ou 4 roues)...
Travailler le bois, même si ce n'est que pour couper 2 planches et les regarder...
Me promener à pied ou en vélo, été hiver, avec ma blonde et les chiens, et bientôt notre premier enfant
Lire...
Écrire...
Passer du temps en famille (ce qui inclut les amis proches, mais surtout le p'tit trio que nous formerons bientôt, Josy, Aloce et moi)...
Qu'est-ce que je possède (entre autres)?
Deux basses, 2 guitares, un clavier et la quincaillerie qu'il faut pour jouer live et enregistrer un petit démo...
Une paire de skis de fond, une planche à neige, un ensemble d'escalade, un ensemble de kayak d'eau vive...
Une grande collection de cédés et dévédés, acquise au fil du temps par habitude ou par souci de préserver l'héritage...
À quoi ça sert?
Ce que je possède (entre autres) accumule la poussière, au même rythme où j'accumule les projets qui, inévitablement, ne verront pas le jour, par manque de temps, mais surtout de dévouement et de discipline. Ce que j'aime dans la vie se fait invariablement tasser, par manque de temps, dévouement et discipline, mais surtout parce que ce que je possède occupe tant de place dans l'esprit, dans le temps et dans le budget.
La simplicité volontaire stricte et démesurée; pas pour moi merci! Mais devrais-je commencer à y puiser quelques principes pour faire en sorte que je ne possède que ce qu'il me faut pour faire ce que j'aime, avec celle et ceux que j'aime?
Je n'arrête pas de dire qu'il faut faire des choix dans la vie, parce qu'on ne peut se permettre de tout faire et d'entretenir tous nos rêves. J'me rends bien compte que j'ai aussi un peu de chemin à faire...
Je m'imagine plein de courts voyages, 3 ou 4 jours, moto ou camping, et ne semble jamais prendre les mesures pour les concrétiser. Ça fait maintenant 5 ans que j'me promets d'aller faire les sucres avec mon père au printemps; en profiter pour fabriquer mon fumoir, boucaner du fromage et du saumon en surveillant l'écume sur l'évaporateur. Nada. On remet à plus tard, et plus tard n'arrive jamais. Ou passe tellement vite qu'on ne s'en rend même pas compte et qu'on oublie.
C'est le temps de faire une vente de garage. C'est le temps de justement, libérer de la place dans le garage — dans ma caboche aussi — pour que la sciure de bois puisse flotter dans l'air, que je puisse préparer les montures motorisées aux périples de l'été, que j'installe le hammac (au printemps, bien évidemment) et que j'y consacre l'après-midi, bouquin à la main, verre pas trop loin, blonde et fillette encore plus près.
C'est le temps des choix.
Wednesday, February 2, 2011
Une claque su'a yeule!
Mardi dernier, ma Douce et moi avons fait comme à l'habitude : souper terminé, on s'installe devant un docu à la télé. Au menu ce soir : Les Grands reportages à Radio-Canada. Sujet : Les naufragés des villes. Une série qui nous fera vivre pendant 2 mois les réalités des itinérants et des pauvres.
Sincèrement, il y avait longtemps que je n'avais pas été bouleversé ainsi par un docu. Un vrai coup de poing au ventre. Le témoignage d'une des participantes qui nous raconte sa rencontre avec une femme battue, croisée dans un refuge... L'histoire d'un ancien itinérant qui, accompagné de sa fille ado, relate ses mois passés sous un pont, à se cacher du froid, à se cacher des autres...
S'il vous plaît, regardez cette série. S'il vous plaît, prenez le temps d'y réfléchir un peu, d'en parler avec vos proches.
Vous allez me traiter de putain de hippie et d'idéaliste à la con, mais depuis mardi, je ne cesse de regarder quels organismes oeuvrent dans ma région, aident les pauvres et ont besoin de bénévoles. Me semble que donner un avant-midi par mois, ça ne me ferait TELLEMENT pas de mal, et que ça ferait TELLEMENT plaisir à quelqu'un qui en a vachement plus besoin que moi!
Sincèrement, il y avait longtemps que je n'avais pas été bouleversé ainsi par un docu. Un vrai coup de poing au ventre. Le témoignage d'une des participantes qui nous raconte sa rencontre avec une femme battue, croisée dans un refuge... L'histoire d'un ancien itinérant qui, accompagné de sa fille ado, relate ses mois passés sous un pont, à se cacher du froid, à se cacher des autres...
S'il vous plaît, regardez cette série. S'il vous plaît, prenez le temps d'y réfléchir un peu, d'en parler avec vos proches.
Vous allez me traiter de putain de hippie et d'idéaliste à la con, mais depuis mardi, je ne cesse de regarder quels organismes oeuvrent dans ma région, aident les pauvres et ont besoin de bénévoles. Me semble que donner un avant-midi par mois, ça ne me ferait TELLEMENT pas de mal, et que ça ferait TELLEMENT plaisir à quelqu'un qui en a vachement plus besoin que moi!
Wednesday, January 19, 2011
Réduire et réutiliser, avant de recycler
Dans les réunions de famille et les soirées entre amis, ma douce-et-tendre (Josiane) et moi sommes souvent perçus comme d'étranges bibittes, trop enthousiastes et convaincus avec nos idées et nos gestes écolos. Pourtant, on ne se prive pas : 2 voitures (qui se déplacent quotidiennement, sans que nous restreignons nos envies de se balader), 2 motos (certes des véhicules polluants, mais qui nous permettent de découvrir des havres de paix et de nature), un grand terrain (et la tondeuse à essence nécessaire à son entretien), le chauffage à la maison ne descend pas à 16 dégrés la nuit pour ensuite remonter à 20 le jour (il fait toujours 21-22 cheu-nous)...
Là où nous sommes perçus comme des aliens-activistes, ce sont les petits gestes quotidiens qui nous permettent d'économiser, de contribuer à la bleueté de la Planète, mais surtout, d'en tirer une grande satisfaction et une certaine fierté : deux composteurs, l'obligatoire bac de recyclage et une GRANDE propension à la réutilisation des matières. Car ne l'oublions jamais : réutiliser un item, le réparer, le transformer pour lui donner une nouvelle vocation et une nouvelle vie, voilà un geste vachement plus sensé que le recyclage (qui exige tout de même ressources et énergie additionnelles).
Des exemples? Ma douce-et-tendre conserve les bouchons de lièges pour en faire de magnifiques babillards (dont le cadre est composé de bois réutilisé); les vieux jeans deviennent coussins pour les canins de la maison; les dizaines d'emballages et de pots de plastique (yaourt et autres) servent à la conservation d'autres aliments ou de pots dans le garage jusqu'à ce qu'ils rendent l'âme; nous cuisinons le plus possible nos propres aliments (pour des raisons économiques et de santé), ce qui réduit grandement la quantité d'emballage industriel dans la maisonnée; les appareils électriques et électroniques défectueux passent d'abord par mon établi afin de leur offrir une 2e (parfois 3e ou 4e) chance, plutôt que de leur offrir des funérailles prématurées; nous achetons souvent usagé (attention : usagé ne signifie pas usé et vieilli!), quitte à y mettre un peu de temps et d'amour pour restaurer...
Le résultat, c'est que Josiane et moi réussissons à maintenir notre quantité de déchets générés à un sac vert par 2 ou 3 semaines. C'est pas beaucoup!
Prenez quelques minutes pour y réfléchir et vous verrez comment vous pouvez aussi changer quelques habitudes, avec un minimum d'effort, pour réduire votre impact quotidien sur notre Planète-de-moins-en-moins-bleue. Partageons nos trucs, astuces et réalisations.
Ma dernière opération-récupération : le malaxeur (notre adoré « blender ») montrait des signes d'âge et commençait à dégager une odeur de surchauffe. Sans devoir en démonter le mécanisme, je me suis rendu compte que la lame dudit malaxeur commençait à figer. J'ai essayé de réduire la friction avec de l'huile d'olive (un peu plus comestible que le WD-40 et moisn dommageable...), mais sans succès. Certes, j'aurais pu courrir au WallMarde le plus près (bannière que nous boycottons, de toute façon) et m'en procurer un neuf pour 19,99 $. Mais non; j'ai préféré aller au Centre du rasoir me procurer la pièce défectueuse (la même pour les marques Proctor-Silex et Hamilton Beach, internet me l'ayant confirmé au préalable) au coût de 10,99 $. J'ai dû insister pour que la préposée (une ado full-trop-hot pour ce genre de job) se rende dans le « back store » et constate qu'en effet, cette pièce était remplaçable et disponible. Elle n'en revenait pas.
Et moi, j'ai prologé la vie de Blender, j'ai sauvé quelques dollars et il se trouve que le dépotoire devra attendre encore quelques années avant de voir arriver un peu plus de plastique, de cuivre et qui-sait-quelle-autre-merde-contient-un-malaxeur.
Là où nous sommes perçus comme des aliens-activistes, ce sont les petits gestes quotidiens qui nous permettent d'économiser, de contribuer à la bleueté de la Planète, mais surtout, d'en tirer une grande satisfaction et une certaine fierté : deux composteurs, l'obligatoire bac de recyclage et une GRANDE propension à la réutilisation des matières. Car ne l'oublions jamais : réutiliser un item, le réparer, le transformer pour lui donner une nouvelle vocation et une nouvelle vie, voilà un geste vachement plus sensé que le recyclage (qui exige tout de même ressources et énergie additionnelles).
Des exemples? Ma douce-et-tendre conserve les bouchons de lièges pour en faire de magnifiques babillards (dont le cadre est composé de bois réutilisé); les vieux jeans deviennent coussins pour les canins de la maison; les dizaines d'emballages et de pots de plastique (yaourt et autres) servent à la conservation d'autres aliments ou de pots dans le garage jusqu'à ce qu'ils rendent l'âme; nous cuisinons le plus possible nos propres aliments (pour des raisons économiques et de santé), ce qui réduit grandement la quantité d'emballage industriel dans la maisonnée; les appareils électriques et électroniques défectueux passent d'abord par mon établi afin de leur offrir une 2e (parfois 3e ou 4e) chance, plutôt que de leur offrir des funérailles prématurées; nous achetons souvent usagé (attention : usagé ne signifie pas usé et vieilli!), quitte à y mettre un peu de temps et d'amour pour restaurer...
Le résultat, c'est que Josiane et moi réussissons à maintenir notre quantité de déchets générés à un sac vert par 2 ou 3 semaines. C'est pas beaucoup!
Prenez quelques minutes pour y réfléchir et vous verrez comment vous pouvez aussi changer quelques habitudes, avec un minimum d'effort, pour réduire votre impact quotidien sur notre Planète-de-moins-en-moins-bleue. Partageons nos trucs, astuces et réalisations.
Ma dernière opération-récupération : le malaxeur (notre adoré « blender ») montrait des signes d'âge et commençait à dégager une odeur de surchauffe. Sans devoir en démonter le mécanisme, je me suis rendu compte que la lame dudit malaxeur commençait à figer. J'ai essayé de réduire la friction avec de l'huile d'olive (un peu plus comestible que le WD-40 et moisn dommageable...), mais sans succès. Certes, j'aurais pu courrir au WallMarde le plus près (bannière que nous boycottons, de toute façon) et m'en procurer un neuf pour 19,99 $. Mais non; j'ai préféré aller au Centre du rasoir me procurer la pièce défectueuse (la même pour les marques Proctor-Silex et Hamilton Beach, internet me l'ayant confirmé au préalable) au coût de 10,99 $. J'ai dû insister pour que la préposée (une ado full-trop-hot pour ce genre de job) se rende dans le « back store » et constate qu'en effet, cette pièce était remplaçable et disponible. Elle n'en revenait pas.
Et moi, j'ai prologé la vie de Blender, j'ai sauvé quelques dollars et il se trouve que le dépotoire devra attendre encore quelques années avant de voir arriver un peu plus de plastique, de cuivre et qui-sait-quelle-autre-merde-contient-un-malaxeur.
Wednesday, June 30, 2010
Informés, pour faire une différence...
Mes proches le savent; sans être un apôtre de l'écologie à tout prix, j'essaie quand même de minimiser ma trace environnementale. Et en fouinant dans les méandres d'interet, je suis tombé sur ces deux petits guides qui expliquent ce que deviennent les matières que nous récupérons.
C'est vraiment intéressant de voir que nos piles peuvent devenir des fours en inox, que le plastique devient du polar, que les ordis deviennent du fil de cuivre, etc.
Mais deux avenues ont surtout titillé l'écolo en moi : les pneus remoulés (économies de $$$ et économie de 18 litres de pétrole par pneu) et l'achat de détersifs en vrak (là, je cherche encore où je peux m'approvisionner). Je savais que les trucks roulaient sur des pneus rechapés, mais j'ignorais qu'on pouvait acheter des pneus remoulés pour « véhicules de promenade » (merci aux bureaucrates SAAQiens pour ce terme ô combien poétique...).
Loin de moi l'idée de prôner l'écologie à tout prix (je viens quand même de m'acheter un 4x4... usagé tout de même... et je tonds mon gazon avec une tondeuse à essence... moteur 4 temps, quand même...), mais déjà, en sachant ce que devient le contenu du bac vert, en sachant où aller porter mes piles et ordis — pour m'assurer que ça ne finisse pas au dépotoir — et en étant conscient qu'il y a moyen de faire des choix plus responsables (et souvent, plus économiques), je trouve qu'on fait déjà notre part.
Le plus important : demeurer informé. Sur ce qui se fait, sur ce qui ne se fait pas (surtout du côté gouvernemental et industriel), sur les conséquences... Informés sur l'environnement, mais aussi suivre un peu l'actualité pour être conscient des bévues de nos dirigeants, exiger qu'ils prennent part au changement, qu'ils en soient des précurseurs et leur rappeler — tous les 4 ans — qu'on les watche!
Thursday, April 8, 2010
J'ai honte...
Ma douce et moi avons choisi la verdure campagnarde. Not' maison, c'est not' coin de bonheur que l'on savoure chaque jour, en se targuant de vivre dans la nature — et le plus en accord avec elle que nous pouvons l'être.
Cependant, je viens d'apprendre quelque chose qui fait rougir le p'tit vert en moi :
En un été, une tondeuse pollue autant qu'une voiture qui roule pendant un an sans s'arrêter une seule fois. Une heure de tondeuse équivaut à 600 km en voiture.
Donc, avec notre lopin de terre qui couvre 50 000 pieds carrés (un peu moins de pelouse que ça quand même, une fois les édifices et le roc soustraits à cette superficie), reste que mon 2 heures de tonte de pelouse par 2 semaines équivaut à 18 000 km de voiture, soit environ une fois et demi la circonférence DE LA TERRE! Câââââlisssse! Même entouré de verdure, on pollue encore!
Putain! Et une chèvre, ça pollue moins j'espère? M'en va de ce pas, magasiner une tondeuse à rouleau moi là là!
Cependant, je viens d'apprendre quelque chose qui fait rougir le p'tit vert en moi :
En un été, une tondeuse pollue autant qu'une voiture qui roule pendant un an sans s'arrêter une seule fois. Une heure de tondeuse équivaut à 600 km en voiture.
Donc, avec notre lopin de terre qui couvre 50 000 pieds carrés (un peu moins de pelouse que ça quand même, une fois les édifices et le roc soustraits à cette superficie), reste que mon 2 heures de tonte de pelouse par 2 semaines équivaut à 18 000 km de voiture, soit environ une fois et demi la circonférence DE LA TERRE! Câââââlisssse! Même entouré de verdure, on pollue encore!
Putain! Et une chèvre, ça pollue moins j'espère? M'en va de ce pas, magasiner une tondeuse à rouleau moi là là!
Friday, March 5, 2010
L'anagramme du jour
Les mêmes lettres, 3 mots différents, mais des sens qui parfois se recoupent...
Salaire (n. m.) : Rémunération d’un service rendu, d’un travail effectué par une personne pour le compte d’une autre personne ou d’un groupe de personnes.
Aileras (v) : [Figuré] Donner des ailes à. « Ces nouveaux espoirs ont ailé mon cœur. »
Salerai (v.) : [Vieux] [Familier] Traiter (qqn) de façon très sévère. « Saler un élève. »
Salaire (n. m.) : Rémunération d’un service rendu, d’un travail effectué par une personne pour le compte d’une autre personne ou d’un groupe de personnes.
Aileras (v) : [Figuré] Donner des ailes à. « Ces nouveaux espoirs ont ailé mon cœur. »
Salerai (v.) : [Vieux] [Familier] Traiter (qqn) de façon très sévère. « Saler un élève. »
Monday, February 22, 2010
Une minute de silence... canine
C'est avec un esprit marketing incroyable que l'équipe derrière le célèbre Cesar Millan nous annonce le décès de Daddy. Le bulldog rend l'âme à l'âge vénérable de 16 ans. Évidemment, on devine que très bientôt, une nouvelle mascotte prendra place aux côtés du lucratif Cesar Millan Inc. (allez voir la dernière ligne en bas de la page...); ça prend bien un gentil et adorable toutout pour épauler la rééducation, partager la vedette de la série télé, faire la page centrale du magazine et orner les t-shirts!
Thursday, February 18, 2010
Une nouvelle approche de l'achat local
Ceux qui me connaissent et osent me côtoyer m'ont entendu à maintes et maintes reprises parler de (lire : sont écoeurés de m'entendre répéter...) l'importance d'acheter localement. Mes arguments sont simples : promouvoir l'économie, l'emploi et le talent locaux; développer l'esprit communautaire nécessaire à une belle vie fraternelle et d'entraide; minimiser son impact environnemental — déplacements, transport de denrées, boycotter les marchés souvent moins sévères au niveau de la législation environnementale (lire : ne pas acheter « Made in China », parce que Made in China = Made in we-don't-care-what-we-pitch-dedans-les-clouds-la-sea-and-la-terre).
Or, je lisais dans le journal d'hier un article intéressant qui fait référence à cette note de l'Institut économique de Montréal. Ce court texte (il ne fait que 3 petites pages; je vous implore d'y consacrer les 5 minutes nécessaires à sa lecture) s'appuie sur des études récentes et viables et prouve que la production de gaz à effet de serres (GES) est potentiellement plus importante lorsqu'on achète local que lorsqu'on achète des produits importés.
Bon, je vous l'accorde : acheter local n'est peut-être pas aussi écolo qu'on ne puisse le penser. Mais là où je ne démordrai jamais, c'est sur l'importance d'encourager nos artisans, nos entrepreneurs et notre main-d'oeuvre locale. Acheter près de la maison (et non, si le Wal-Mart se situe au coin de votre rue, ça ne compte pas...), c'est encourager l'économie de votre quartier et de votre ville. C'est faire en sorte qu'un de vos voisins empoche un salaire et qu'il peut, à son tour, se procurer les produits ou services de votre entreprise (ou employeur) et ça met à son tour des écus dans vos poches. C'est aussi un chômeur de moins qui dépend de l'État (voire ma note précédente sur la dette de La Belle Province...).
J'suis prêt à revoir mon approche rhétorique sur le sujet du commerce local, mais pas ma conviction profonde qu'encourager son voisin, ça contribue à une hygiène sociale nécessaire.
Or, je lisais dans le journal d'hier un article intéressant qui fait référence à cette note de l'Institut économique de Montréal. Ce court texte (il ne fait que 3 petites pages; je vous implore d'y consacrer les 5 minutes nécessaires à sa lecture) s'appuie sur des études récentes et viables et prouve que la production de gaz à effet de serres (GES) est potentiellement plus importante lorsqu'on achète local que lorsqu'on achète des produits importés.
Bon, je vous l'accorde : acheter local n'est peut-être pas aussi écolo qu'on ne puisse le penser. Mais là où je ne démordrai jamais, c'est sur l'importance d'encourager nos artisans, nos entrepreneurs et notre main-d'oeuvre locale. Acheter près de la maison (et non, si le Wal-Mart se situe au coin de votre rue, ça ne compte pas...), c'est encourager l'économie de votre quartier et de votre ville. C'est faire en sorte qu'un de vos voisins empoche un salaire et qu'il peut, à son tour, se procurer les produits ou services de votre entreprise (ou employeur) et ça met à son tour des écus dans vos poches. C'est aussi un chômeur de moins qui dépend de l'État (voire ma note précédente sur la dette de La Belle Province...).
J'suis prêt à revoir mon approche rhétorique sur le sujet du commerce local, mais pas ma conviction profonde qu'encourager son voisin, ça contribue à une hygiène sociale nécessaire.
Wednesday, February 17, 2010
La dette du Québec en temps réel
Question de se faire peur un peu... Selon moi, ça devrait être la page d'accueil sur les ordis de TOUS les élus du Québec (provincial, municipal, scolaire... TOUS!) Question que chaque fois qu'ils regardent leur écran, ils se rappellent la responsabilité qu'ils ont envers les citoyens : dépenser les deniers publics comme si c'étaient ceux de leur propre famille.
Et maintenant, on fait quoi avec cette dette? Ça me rappelle l'ouverture du film La Haine : « Jusqu'ici, tout va bien... Jusqu'ici, tout va bien... Jusqu'ici, tout va bien... Mais l'important, c'est pas la chute; c'est l'atterrissage. »
Et maintenant, on fait quoi avec cette dette? Ça me rappelle l'ouverture du film La Haine : « Jusqu'ici, tout va bien... Jusqu'ici, tout va bien... Jusqu'ici, tout va bien... Mais l'important, c'est pas la chute; c'est l'atterrissage. »
Tuesday, February 9, 2010
Des chiffres désaltérants?
Retenez ces chiffres la prochaine fois que vous achèterez une bouteille d'eau de source au dépanneur du coin;
— Chaque bouteille nécessite pour sa fabrication 3 fois la quantité d'eau potable que ladite bouteille contient (une bouteille de 500 ml nécessite donc 1,5 litre d'eau pour sa fabrication);
— On fabrique 26 000 000 000 (vingt-six milliards!) de bouteilles de plastique chaque année en Amérique du Nord;
— 1 500 000 barils de pétrole sont nécessaires à la fabrication de toutes ces bouteilles de plastique;
— Les normes qui régissent l'industrie de l'eau embouteillée sont parfois moins sévères que les normes de qualité exigées pour l'eau d'aqueduc (une eau de source n'est donc pas nécessairement plus saine que l'eau du robinet...);
— 25 % de l'eau embouteillée que l'on retrouve sur les tablettes du commerce est en fait de l'eau de robinet que l'on nous vend 1000 fois plus cher que si on la prenait directement du robinet (les campagnes de pub, ça coûte cher!);
1 mètre cube d'eau embouteillée = 592 $
1 mètre cube d'eau du robinet = 0,31 $
— Chaque bouteille d'eau de source Naya, puisée dans une source à Mirabel (Basses-Laurentides) parcourt plusieurs centaines de kilomètres en camion afin de se rendre dans tous les points de vente. D'ailleurs, fait intéressant : sur son site web, l'entreprise québécoise met tout en branle afin de nous convaincre que son eau est écologiquement responsable... Mais n'oubliez pas que la chose la plus responsable que vous puissiez faire, c'est de ne pas boire d'eau en bouteille du tout!
— Chaque bouteille nécessite pour sa fabrication 3 fois la quantité d'eau potable que ladite bouteille contient (une bouteille de 500 ml nécessite donc 1,5 litre d'eau pour sa fabrication);
— On fabrique 26 000 000 000 (vingt-six milliards!) de bouteilles de plastique chaque année en Amérique du Nord;
— 1 500 000 barils de pétrole sont nécessaires à la fabrication de toutes ces bouteilles de plastique;
— Les normes qui régissent l'industrie de l'eau embouteillée sont parfois moins sévères que les normes de qualité exigées pour l'eau d'aqueduc (une eau de source n'est donc pas nécessairement plus saine que l'eau du robinet...);
— 25 % de l'eau embouteillée que l'on retrouve sur les tablettes du commerce est en fait de l'eau de robinet que l'on nous vend 1000 fois plus cher que si on la prenait directement du robinet (les campagnes de pub, ça coûte cher!);
1 mètre cube d'eau embouteillée = 592 $
1 mètre cube d'eau du robinet = 0,31 $
— Chaque bouteille d'eau de source Naya, puisée dans une source à Mirabel (Basses-Laurentides) parcourt plusieurs centaines de kilomètres en camion afin de se rendre dans tous les points de vente. D'ailleurs, fait intéressant : sur son site web, l'entreprise québécoise met tout en branle afin de nous convaincre que son eau est écologiquement responsable... Mais n'oubliez pas que la chose la plus responsable que vous puissiez faire, c'est de ne pas boire d'eau en bouteille du tout!
L'anagramme du jour
Quand on brasse les lettres d'un mot, un découvre parfois un lien intéressant, voire un sens caché...
Emploi : Travail, fonction confiée à une personne, moyennant rémunération.
Lipome : [MÉDECINE] Tumeur bénigne constituée par une prolifération de tissus adipeux sous la peau.
Emploi : Travail, fonction confiée à une personne, moyennant rémunération.
Lipome : [MÉDECINE] Tumeur bénigne constituée par une prolifération de tissus adipeux sous la peau.
Thursday, January 14, 2010
Notre mijoteuse écolo...
Vive LesPAC! Vive le grand potentiel écolo des PAC!
Ma douce et moi, on cherchait à se procurer une p'tite mijoteuse, question de passer encore plus pour le 'ti-couple-cute-qui-vit-dedans-la-campagne-qui-fait-son-pain-pis-son-chutney-pis-qui-cuisine-95%-de-ses-repas. Avouez que c'est une maudite bonne moyenne au chaudron! Et de mon côté, j'avouerai que c'est ma blonde-au-foyer qui s'occupe de 98 % de nos 95 % de repas faits-maison. Merci m'amour!
Toujours est-il que nous cherchions unedite mijoteuse et désirions y investir le moins d'écus possibles. Points AirMiles, BoniDollars Desjardins, ventes et spéciaux; on a regardé de tout bord tout côté pour trouver LE deal. Pis v'la ti pas que ma blonde trouve sur LesditesPAC une mijoteuse à vendre. Vingt piastres. LE deal, LE v'là toi!
Le même soir, chum-que-je-suis passe par Saint-Antoine jeter un coup d'oeil à ladite mijoteuse. Neuve! Une ou deux mijotées, au plus! La dame s'en débarasse « parce qu'avec 5 petits-enfants, elle était trop petite! On en a acheté une grosse! ». Bin gentille Dame, sachez que vot' 'tite mijoteuse fait le plaisir de not' 'ti couple!
Pis le « écolo » dans tout ça? En achetant usagé/used, on encourage la réutilisation des biens. Recycler, c'est bien, mais réutiliser les biens, c'est encore mieux! Favoriser l'usagé/used, c'est stopper la surproduction et la surconsommation; c'est utiliser moins d'énergie pour la fabrication de neuf; c'est aussi, d'une certaine façon, d'envoyer un message aux fabricants pour les inciter à fabriquer des appareils un peu plus durables, quitte à les payer un peu plus cher à l'achat initial.
On s'imagine — à tord — que recycler et réutiliser, c'est la même chose. Eh non, bon peuple, c'est très différent! Le premier nécessite la consommation d'énergies additionnelles pour transformer une matière X en matière Y. Le deuxième (le celui qu'on devrait donc essayer de faire souvent tous les jours) consiste à prendre un quelque chose et à s'en reservir, simplement. Aucune énergie nécessaire, sinon celle des neurones pour trouver ledit quelque chose (sur LesPAC, par exemple...).
Pensez-y SÉRIEUSEMENT s'il vous plaît; la prochaine fois que vous aurez besoin d'un appareil quelconque — qu'il soit ménager, électronique, mécanique, whatever! — allez donc faire un tour d'abord du côté du seconde main, question de donner une deuxième vie à un appareil qui vous comblera, aidera votre budget et donnera un petit coup de pouce à notre Terre d'accueil.
Ma douce et moi, on cherchait à se procurer une p'tite mijoteuse, question de passer encore plus pour le 'ti-couple-cute-qui-vit-dedans-la-campagne-qui-fait-son-pain-pis-son-chutney-pis-qui-cuisine-95%-de-ses-repas. Avouez que c'est une maudite bonne moyenne au chaudron! Et de mon côté, j'avouerai que c'est ma blonde-au-foyer qui s'occupe de 98 % de nos 95 % de repas faits-maison. Merci m'amour!
Toujours est-il que nous cherchions unedite mijoteuse et désirions y investir le moins d'écus possibles. Points AirMiles, BoniDollars Desjardins, ventes et spéciaux; on a regardé de tout bord tout côté pour trouver LE deal. Pis v'la ti pas que ma blonde trouve sur LesditesPAC une mijoteuse à vendre. Vingt piastres. LE deal, LE v'là toi!
Le même soir, chum-que-je-suis passe par Saint-Antoine jeter un coup d'oeil à ladite mijoteuse. Neuve! Une ou deux mijotées, au plus! La dame s'en débarasse « parce qu'avec 5 petits-enfants, elle était trop petite! On en a acheté une grosse! ». Bin gentille Dame, sachez que vot' 'tite mijoteuse fait le plaisir de not' 'ti couple!
Pis le « écolo » dans tout ça? En achetant usagé/used, on encourage la réutilisation des biens. Recycler, c'est bien, mais réutiliser les biens, c'est encore mieux! Favoriser l'usagé/used, c'est stopper la surproduction et la surconsommation; c'est utiliser moins d'énergie pour la fabrication de neuf; c'est aussi, d'une certaine façon, d'envoyer un message aux fabricants pour les inciter à fabriquer des appareils un peu plus durables, quitte à les payer un peu plus cher à l'achat initial.
On s'imagine — à tord — que recycler et réutiliser, c'est la même chose. Eh non, bon peuple, c'est très différent! Le premier nécessite la consommation d'énergies additionnelles pour transformer une matière X en matière Y. Le deuxième (le celui qu'on devrait donc essayer de faire souvent tous les jours) consiste à prendre un quelque chose et à s'en reservir, simplement. Aucune énergie nécessaire, sinon celle des neurones pour trouver ledit quelque chose (sur LesPAC, par exemple...).
Pensez-y SÉRIEUSEMENT s'il vous plaît; la prochaine fois que vous aurez besoin d'un appareil quelconque — qu'il soit ménager, électronique, mécanique, whatever! — allez donc faire un tour d'abord du côté du seconde main, question de donner une deuxième vie à un appareil qui vous comblera, aidera votre budget et donnera un petit coup de pouce à notre Terre d'accueil.
Tuesday, January 12, 2010
Kama Sutra
Une simple pensée interrogative : comment se fait-il, à la télévision et dans les documentaires, que les intervenants qui sont réputés comme des experts du Kama Sutra soient toujours des couples moches et vieillissants? J'ai vraiment le goût moi d'aller suivre un cours de cul enseigné par une femme qui me fait penser à matante Gertrude?
Sunday, January 10, 2010
Goerges Laraque : grand missionnaire?
Ces jours-ci, on parle pas mal de notre alimentation. Paraît qu'il faut la surveiller. Pas pour compter les calories, mais plutôt les cadavres...
En effet, et je suis le premier à appuyer ce mouvement, de plus en plus de gens prennent conscience qu'en consommant nos trois repas quotidiens, ce sont en fait trois chances que l'on a d'exprimer nos croyances et nos valeurs.
À ce sujet, l'excellent documentaire Food, Inc. (Les alimenteurs), qui parle en long et en large de l'emprise d'une poignée de corporations sur l'industrie de l'alimentation, qui imposent leurs règles, qui contraignent les fermiers à utiliser des produits et des méthodes inhumains et nocifs et qui nous nourrissent de mensonges et de cachotteries.
J'adhère volontiers et entièrement à cette philosophie et essaie, le plus possible, de choisir des produits locaux, sans tomber dans l'extrémisme bio-grano-facho-moralisateur...
Bin v'là ti pas que Goerges Laraque, grand philosophe contemporain (mais surtout ailier droit de la sainte flanelle et homme au jugement impeccable), se prononce sur les droits des animaux, sur nos habitudes alimentaires et sur les vertus du végétalisme.
Honnêtement, c'est touchant de voir qu'un goon de 6' 4" 245 livres nous parle des larmes qu'il a versées quand il a enfin appris comment sont traités les animaux d'élevage. C'est bien de savoir qu'après avoir visionné le documentaire Therriens (auquel il prête sa sublime voix pour la narration), Laraque a décidé de se convertir au végétalisme.
Ce qui est troublant, c'est d'entendre Laraque et son argumentation déficiente; on croirait entendre un véritable illuminé qui, ayant lu la bible pour la première fois, décide de propager la bonne nouvelle et de traiter ses détracteurs d'infidèles. C'est ce qu'il a tenté lors de sa participation à l'émission radio de Christiane Charette.
Mais encore plus triste : le traitement et les arguments bidons de la toujours-chiâleuse-vite-sur-la-gachette-pour-simplement-provoquer-pis-brasse-d'la-marde Petrowski. Cette dernière ramasse Laraque à grands coups de conneries verbales. Au moins, même Laraque — pas futé et pas trop outillé pour une réplique efficace — détecte l'insuffisance des propos de la Petrowski et se lance dans le débat comme un végétarien dans une boucherie de quartier.
Avoir une cause, c'est bien. Être un simili héros et défendre une cause noble, c'est mieux. Mais se lancer VÉRITABLEMENT dans le combat, s'informer plus longuement sur le sujet et être fin prêt à répliquer de façon intelligente et documentée, c'est sublime. Non : c'est ESSENTIEL!
Quand Laraque comprendra que les documentaires ne sont pas des encyclopédies, mais bien des cris d'alarme qui servent à éveiller la population; lorsque ce même pousseux d'puck fera l'effort de lire un livre (un bouquin pour enfant, s'il le faut...) et de nourrir sa vocation, LÀ on pourra lui lever notre chapeau et considérer qu'il essaie honnêtement de faire une différence.
Entretemps, il ne demeure qu'un joueux d'hockey qui ne mange pas d'viande pis qui en parle à la radio...
En effet, et je suis le premier à appuyer ce mouvement, de plus en plus de gens prennent conscience qu'en consommant nos trois repas quotidiens, ce sont en fait trois chances que l'on a d'exprimer nos croyances et nos valeurs.
À ce sujet, l'excellent documentaire Food, Inc. (Les alimenteurs), qui parle en long et en large de l'emprise d'une poignée de corporations sur l'industrie de l'alimentation, qui imposent leurs règles, qui contraignent les fermiers à utiliser des produits et des méthodes inhumains et nocifs et qui nous nourrissent de mensonges et de cachotteries.
J'adhère volontiers et entièrement à cette philosophie et essaie, le plus possible, de choisir des produits locaux, sans tomber dans l'extrémisme bio-grano-facho-moralisateur...
Bin v'là ti pas que Goerges Laraque, grand philosophe contemporain (mais surtout ailier droit de la sainte flanelle et homme au jugement impeccable), se prononce sur les droits des animaux, sur nos habitudes alimentaires et sur les vertus du végétalisme.
Honnêtement, c'est touchant de voir qu'un goon de 6' 4" 245 livres nous parle des larmes qu'il a versées quand il a enfin appris comment sont traités les animaux d'élevage. C'est bien de savoir qu'après avoir visionné le documentaire Therriens (auquel il prête sa sublime voix pour la narration), Laraque a décidé de se convertir au végétalisme.
Ce qui est troublant, c'est d'entendre Laraque et son argumentation déficiente; on croirait entendre un véritable illuminé qui, ayant lu la bible pour la première fois, décide de propager la bonne nouvelle et de traiter ses détracteurs d'infidèles. C'est ce qu'il a tenté lors de sa participation à l'émission radio de Christiane Charette.
Mais encore plus triste : le traitement et les arguments bidons de la toujours-chiâleuse-vite-sur-la-gachette-pour-simplement-provoquer-pis-brasse-d'la-marde Petrowski. Cette dernière ramasse Laraque à grands coups de conneries verbales. Au moins, même Laraque — pas futé et pas trop outillé pour une réplique efficace — détecte l'insuffisance des propos de la Petrowski et se lance dans le débat comme un végétarien dans une boucherie de quartier.
Avoir une cause, c'est bien. Être un simili héros et défendre une cause noble, c'est mieux. Mais se lancer VÉRITABLEMENT dans le combat, s'informer plus longuement sur le sujet et être fin prêt à répliquer de façon intelligente et documentée, c'est sublime. Non : c'est ESSENTIEL!
Quand Laraque comprendra que les documentaires ne sont pas des encyclopédies, mais bien des cris d'alarme qui servent à éveiller la population; lorsque ce même pousseux d'puck fera l'effort de lire un livre (un bouquin pour enfant, s'il le faut...) et de nourrir sa vocation, LÀ on pourra lui lever notre chapeau et considérer qu'il essaie honnêtement de faire une différence.
Entretemps, il ne demeure qu'un joueux d'hockey qui ne mange pas d'viande pis qui en parle à la radio...
Thursday, December 17, 2009
Quelques images de Kubrick le Collie
Un chien, ciboire. Me suis pris d'affection pour une grosse patente à pattes dont les 2 priorités sont : fouiller dans la poubelle de la cuisine pour y dénicher un snack improvisé; perdre son poil et le répandre sur les meubles, le linge et le plancher.
Bin coudonc... Faut trouver ça l'fun (avoir un chien, j'veux dire...) pour partir à moins vingt (la température, de même que le nombre de minutes qui précèdent les coups de 6 h), lui faire faire une petite balade, un petit tas, le ramasser, nouer le sac pis rentrer se moucher parce qu'on a la guedille au nez.
On aura beau dire, il est sympa mon cher Kubrick. Pis j'l'aime bin. En voici donc quelques clichés.



Bin coudonc... Faut trouver ça l'fun (avoir un chien, j'veux dire...) pour partir à moins vingt (la température, de même que le nombre de minutes qui précèdent les coups de 6 h), lui faire faire une petite balade, un petit tas, le ramasser, nouer le sac pis rentrer se moucher parce qu'on a la guedille au nez.
On aura beau dire, il est sympa mon cher Kubrick. Pis j'l'aime bin. En voici donc quelques clichés.

À propos de l'écriture
Ceci est un blogue. Je suis un blogueur. Si j'ai décidé de bloguer, c'est pour partager des affaires dont la majorité d'entre vous se fouttent éperduement, mais surtout pour pouvoir écrire autre chose, autrement, que ce que je fais à longueur de journée (vendre l'idée aux gens que les émissions dans la tivi, sont bonne!).
J'écris assez spontannément, automatiquement. Bien que la langue revête une importance primordiale à mes yeux, il peut évidemment arriver, dans un élan d'entrain incontrôlable, que des phôtes se glissent ici et là. Il se peut même que j'invente des mots, des styles, des tournures. Mea cupla.
Ceci étant dit, tous vos commentaires et ajouts à ces tranches de vie sont plus que la welcome! bruno@brunoplourde.com.
J'écris assez spontannément, automatiquement. Bien que la langue revête une importance primordiale à mes yeux, il peut évidemment arriver, dans un élan d'entrain incontrôlable, que des phôtes se glissent ici et là. Il se peut même que j'invente des mots, des styles, des tournures. Mea cupla.
Ceci étant dit, tous vos commentaires et ajouts à ces tranches de vie sont plus que la welcome! bruno@brunoplourde.com.
La grippe aviaire-porcine de mes deux : A(H1N-NON)
Vous souvenez-vous du dangereux virus du Nil, qui devait nous exterminer tous il y a quelques années?
Avez-vous souffert de la méningite, il y a deux décennies?
Est-ce que les « killer bees », qui arrivaient du Mexique avec la rage de nous tuer sauvagement, ont campé leur ruche sur votre terrain?
La grippe aviaire, vous vous en souvenez?
(Bien que ce problème environnemental en soit un de premier ordre), connaissez-vous quelqu'un qui a souffert de la présence d'algues bleues ou vertes ou jaunes ou magentas?
Vous êtes-vous déjà fait frapper par un bus?
Avez-vous déjà gagné le gros lot?
Savez-vous que des milliers de personnes meurent chaque année du cancer? De maladies cardio-vasculaires? Fait-on quelque chose pour sauver ces milliers (dizaines de milliers) de victimes, de vies? Pour prévenir la progression de ce VÉRITABLE fléau?
Non. On fait la file pour la A(H1N1). Pourquoi? Bin, semble-t-il que ça rapporte des milliards aux pharmaceutiques, aux fabricants de masques et de gants chirurgicaux, aux brasseurs de la Purel et que ça donne raison aux médecins de dire que ça va mal dans le système de santé. Oui, ça va mal. Pourquoi? Parce qu'on fait des opérations politico-médiatiques monstres pour mettre des plasters, alors que des milliers de gens attendent avec un organe malade,déficient ou en moins.
Chaque année (chaque saison, on dirait), ça prend une nouvelle bibitte pour nous faire faire dans notre froc. Pour entretenir les conversations près de la machine à café. Pour nous faire sentir qu'on met de la pression sur nos élus et que finalement ils capitulent et nous écoutent. En réalité, ils profitent de cette cohue pour se la couler douce et faire passer des entourloupettes au peuple effrayé et docile (ref.: le film « Wag the Dog »).
Je suis loin d'être un parano qui voit le complot partout, mais sincèrement, combien de morts sur le dos de la C-difficile, qui a tenu la manchette pendant je ne sais combien de semaine? Combien de milliards dans les coffres des big-pill-salesmen? On parle de la A(H1N-NON) comme si c'était le Jugement Dernier, alors qu'on ne parle plus du SIDA et qu'autant de personnes en sont atteintes, en meurent, que lorsque ce virus défrayait la manchette à 8 h, midi, 18 h et 22 h. Peut-on laisser passer la grippe et s'attaquer aux VRAIES menaces sur notre santé?
Avez-vous souffert de la méningite, il y a deux décennies?
Est-ce que les « killer bees », qui arrivaient du Mexique avec la rage de nous tuer sauvagement, ont campé leur ruche sur votre terrain?
La grippe aviaire, vous vous en souvenez?
(Bien que ce problème environnemental en soit un de premier ordre), connaissez-vous quelqu'un qui a souffert de la présence d'algues bleues ou vertes ou jaunes ou magentas?
Vous êtes-vous déjà fait frapper par un bus?
Avez-vous déjà gagné le gros lot?
Savez-vous que des milliers de personnes meurent chaque année du cancer? De maladies cardio-vasculaires? Fait-on quelque chose pour sauver ces milliers (dizaines de milliers) de victimes, de vies? Pour prévenir la progression de ce VÉRITABLE fléau?
Non. On fait la file pour la A(H1N1). Pourquoi? Bin, semble-t-il que ça rapporte des milliards aux pharmaceutiques, aux fabricants de masques et de gants chirurgicaux, aux brasseurs de la Purel et que ça donne raison aux médecins de dire que ça va mal dans le système de santé. Oui, ça va mal. Pourquoi? Parce qu'on fait des opérations politico-médiatiques monstres pour mettre des plasters, alors que des milliers de gens attendent avec un organe malade,déficient ou en moins.
Chaque année (chaque saison, on dirait), ça prend une nouvelle bibitte pour nous faire faire dans notre froc. Pour entretenir les conversations près de la machine à café. Pour nous faire sentir qu'on met de la pression sur nos élus et que finalement ils capitulent et nous écoutent. En réalité, ils profitent de cette cohue pour se la couler douce et faire passer des entourloupettes au peuple effrayé et docile (ref.: le film « Wag the Dog »).
Je suis loin d'être un parano qui voit le complot partout, mais sincèrement, combien de morts sur le dos de la C-difficile, qui a tenu la manchette pendant je ne sais combien de semaine? Combien de milliards dans les coffres des big-pill-salesmen? On parle de la A(H1N-NON) comme si c'était le Jugement Dernier, alors qu'on ne parle plus du SIDA et qu'autant de personnes en sont atteintes, en meurent, que lorsque ce virus défrayait la manchette à 8 h, midi, 18 h et 22 h. Peut-on laisser passer la grippe et s'attaquer aux VRAIES menaces sur notre santé?
Tout c'qui nous précède, on s'en christe...
Il y a quelques semaines, j'ai contacté un mec qui, selon ce qu'on m'avait annoncé chez Pissines Trévial, connaissait ça lui, les spas. Ça tombe mauditement bien, le nôtre fait défaut. Vraiment rien d'affolant : c'est juste la pompe qui n'arrête plus de fonctionner. Conséquence : on consomme un peu trop d'électricité pour rien (énergie verte certes, mais énergie quand même!), on use la pompe 17,4 fois prématurément et l'eau chauffe constamment, puisqu'elle ne cesse d'être agitée par la pompe hyperactive.
Alors voilà, je contacte ce présumé expert du spa — que je nommerai ici avec grand plaisir pour des raisons que vous comprendrez bientôt : mon ami Kevin. Soyez donc avertis de vous tenir à au moins 3 MRC de distance de tout présumé réparateur de spa nommé Kevin. Au téléphone, je lui explique le problème — la pompe, a n'arrête pas — et prends la peine de lui expliquer que notre spa est du genre « vintage »; un modèle 1997 que ma copine a trouvé usagé sur lespac.com (en excellente condition, je dois dire). Un modèle sans ordinateur de bord, sans circuit imprimé : juste de l'électromécanique que j'arrive moi-même à comprendre sommairement, merci à mes profs de physique du secondaire et du cégep. « Pas de problème, me lance un Kevin confiant, je passe voir ça ce vendredi. »
Arrivé devant ledit spa, ledit Kevin m'a donné un de ces shows. Regarde le panneau de contrôle, gratte la tête, feint de tester quelques circuits avec son multimère de luxe, regratte la tête, reteste, regratte - pendant que moi, je regrette de l'avoir fait venir.
90 dollars plus tard (45 $ pour le déplacement + 45 $/h, une heure minimum), je ne fais dire que Kevin, roi du spa, devra consulter un collègue pour comprendre. « C'est un vieux spa sans électronique : c'est tellement simple que je ne comprends pas comment ça marche, ni où peut être le problème. »
Trop simple? Ciboire! À l'université du spa, ils n'enseignent pas la base, faut croire. On vous enseigne à trouver le circuit imprimé, dire au client que c'est ça qui fait défaut et que 400 dollars plus tard (300 $ pour la pièce, 100 $ d'installation) tout rentrera dans l'ordre.
En fait, ce qui me fascine, c'est de voir à quel point on n'enseigne plus la base, d'où viennent les choses. Ce qui existe maintenant, c'est super. Ce qui s'en vient, ce sera mirobolant. Mais tout ce qui nous précède, c'est vieux, c'est d'la merde et on s'en christe. Les artistes de musique électro ingorent souvent qui est Kraftwerk. Les entrepreneurs sont souvent mystifiés quand il croisent des charpentes faites de matériaux autres que du 2 x 4 et du gypse (essayez de trouver un tireur de joint pour réparer votre mur en plâtre sur lattes de bois, pour voir). Les monteurs vidéos utilisent des « bins » (« chutiers », en français) et ignorent que cette métaphore informatique provient de l'époque du montage cinéma à la lame de rasoir. Et évidemment, on entreposent nos aïeux dans des cages à séniles. Travaillent pu, sont vieux, bons à rien! Comme ma scie ronde que j'ai dû réparer moi-même, parce qu'aucun technicien ne toruvait que ça vallait la peine de la rescaper.
Étant du type manuel, qui aime réparer les choses, mais surtout les conserver dans leur état d'origine, il me fait grand plaisir de rencontrer - en moyenne un par an - des fournisseurs, des artisans qui connaissent les racines de leur art. Ce détaillant de pièces de portes et fenêtres, sur la rue Beaubien, qui s'est donné toute la misère du monde pour me trouver une penne et une clé afin de restaurer mes vielles poignées de portes métalliques circa 1930. Ce plâtrier, le père d'une amie à moi, pour qui réparer un mur est une véritable joie et qui fait encore des moulures en plâtre (aux poubelles, le MDF!).
Est-ce vraiment nécessaire et indispensable de connaître tout des origines de son art? Non. Est-ce qu'un artisan accompli, qui pratique son métier en gardant en tête l'expérience et les méthodes de ces prédécesseurs, est plus enclin d'exceller dans son travail? Oui. Est-ce qu'il m'impressionne et m'inspire confiance? Oui. Est-ce que Kevin m'impressionne? Pantoute!
Peu importe notre travail, notre domaine ou notre passion, prenons le temps de fouiner un peu, de comprendre cossé-vient-d'où-de-pourquoi-kissé-comment. Notre travail n'en sera que d'une plus grande Qualité (à cet effet, le livre « Zen and the Art of Motorcycle Maintenance », de Robert M. Pirsig, dont je vous entretiendrai ultérieurement). Les Grecs regardaient droit vers le passé afin de comprendre le présent. Le futur, ils s'en foutaient un peu. À bas la culture Apple du prochain iMachin, qui nous fait acheter une patente luisante en rêvant déjà à sa prochaine incarnation.
J'ai réparé mon spa tout seul finalement (en fait, ça fait 2 fois que je le démanche et le ramanche, pour un total de 200 $ en pièces - une aubaine, je vous l'assure). Je le comprends, il me comprends, on s'apprivoise et je l'entretiens. Il est heureux (il ronronne!) et m'itou! Et à force d'apprivoiser les machines qui m'entourent, j'aborde chaque nouveau projet avec fierté et conviction, au pire un brin d'audace parce que j'me dit que la dernière fois, j'ai été capable de toute façon.
Alors voilà, je contacte ce présumé expert du spa — que je nommerai ici avec grand plaisir pour des raisons que vous comprendrez bientôt : mon ami Kevin. Soyez donc avertis de vous tenir à au moins 3 MRC de distance de tout présumé réparateur de spa nommé Kevin. Au téléphone, je lui explique le problème — la pompe, a n'arrête pas — et prends la peine de lui expliquer que notre spa est du genre « vintage »; un modèle 1997 que ma copine a trouvé usagé sur lespac.com (en excellente condition, je dois dire). Un modèle sans ordinateur de bord, sans circuit imprimé : juste de l'électromécanique que j'arrive moi-même à comprendre sommairement, merci à mes profs de physique du secondaire et du cégep. « Pas de problème, me lance un Kevin confiant, je passe voir ça ce vendredi. »
Arrivé devant ledit spa, ledit Kevin m'a donné un de ces shows. Regarde le panneau de contrôle, gratte la tête, feint de tester quelques circuits avec son multimère de luxe, regratte la tête, reteste, regratte - pendant que moi, je regrette de l'avoir fait venir.
90 dollars plus tard (45 $ pour le déplacement + 45 $/h, une heure minimum), je ne fais dire que Kevin, roi du spa, devra consulter un collègue pour comprendre. « C'est un vieux spa sans électronique : c'est tellement simple que je ne comprends pas comment ça marche, ni où peut être le problème. »
Trop simple? Ciboire! À l'université du spa, ils n'enseignent pas la base, faut croire. On vous enseigne à trouver le circuit imprimé, dire au client que c'est ça qui fait défaut et que 400 dollars plus tard (300 $ pour la pièce, 100 $ d'installation) tout rentrera dans l'ordre.
En fait, ce qui me fascine, c'est de voir à quel point on n'enseigne plus la base, d'où viennent les choses. Ce qui existe maintenant, c'est super. Ce qui s'en vient, ce sera mirobolant. Mais tout ce qui nous précède, c'est vieux, c'est d'la merde et on s'en christe. Les artistes de musique électro ingorent souvent qui est Kraftwerk. Les entrepreneurs sont souvent mystifiés quand il croisent des charpentes faites de matériaux autres que du 2 x 4 et du gypse (essayez de trouver un tireur de joint pour réparer votre mur en plâtre sur lattes de bois, pour voir). Les monteurs vidéos utilisent des « bins » (« chutiers », en français) et ignorent que cette métaphore informatique provient de l'époque du montage cinéma à la lame de rasoir. Et évidemment, on entreposent nos aïeux dans des cages à séniles. Travaillent pu, sont vieux, bons à rien! Comme ma scie ronde que j'ai dû réparer moi-même, parce qu'aucun technicien ne toruvait que ça vallait la peine de la rescaper.
Étant du type manuel, qui aime réparer les choses, mais surtout les conserver dans leur état d'origine, il me fait grand plaisir de rencontrer - en moyenne un par an - des fournisseurs, des artisans qui connaissent les racines de leur art. Ce détaillant de pièces de portes et fenêtres, sur la rue Beaubien, qui s'est donné toute la misère du monde pour me trouver une penne et une clé afin de restaurer mes vielles poignées de portes métalliques circa 1930. Ce plâtrier, le père d'une amie à moi, pour qui réparer un mur est une véritable joie et qui fait encore des moulures en plâtre (aux poubelles, le MDF!).
Est-ce vraiment nécessaire et indispensable de connaître tout des origines de son art? Non. Est-ce qu'un artisan accompli, qui pratique son métier en gardant en tête l'expérience et les méthodes de ces prédécesseurs, est plus enclin d'exceller dans son travail? Oui. Est-ce qu'il m'impressionne et m'inspire confiance? Oui. Est-ce que Kevin m'impressionne? Pantoute!
Peu importe notre travail, notre domaine ou notre passion, prenons le temps de fouiner un peu, de comprendre cossé-vient-d'où-de-pourquoi-kissé-comment. Notre travail n'en sera que d'une plus grande Qualité (à cet effet, le livre « Zen and the Art of Motorcycle Maintenance », de Robert M. Pirsig, dont je vous entretiendrai ultérieurement). Les Grecs regardaient droit vers le passé afin de comprendre le présent. Le futur, ils s'en foutaient un peu. À bas la culture Apple du prochain iMachin, qui nous fait acheter une patente luisante en rêvant déjà à sa prochaine incarnation.
J'ai réparé mon spa tout seul finalement (en fait, ça fait 2 fois que je le démanche et le ramanche, pour un total de 200 $ en pièces - une aubaine, je vous l'assure). Je le comprends, il me comprends, on s'apprivoise et je l'entretiens. Il est heureux (il ronronne!) et m'itou! Et à force d'apprivoiser les machines qui m'entourent, j'aborde chaque nouveau projet avec fierté et conviction, au pire un brin d'audace parce que j'me dit que la dernière fois, j'ai été capable de toute façon.
Pas Lassie, mais presque...
Tout le monde a à peu près la même réaction : « Un Colley? Calvaire, ça existe encore ces chiens là? Pis me semble que c'est pas le genre de chien avec lequel je t'imaginais...! »
Depuis toujours, j'ai adoré cette race canine. Je me souviens d'un voyage en moto avec mon père, quand j'étais flo. On avait couché dans un motel en construction, middle-of-fucking-nowhere, parce que ça faisait des heures que Pops roulait et que tous les établissements affichaient un gros NO devant leur VACANCY. Il avait convaincu le proprio (plus constructeur que proprio, à l'époque...) de nous louer une chambre. Me souviens que c'était flambant neuf, super propre, mais que l'extérieur était encore su'l papier nouère, comme on dit par cheu-nous.
Me souviens surtout du chien. Un superbe Colley qui devait avoir 5 ou 6 ans. Assis. Calme. Patient (malgré mon énervement et mon entrain d'enfant de 7 ans). On a débarqué les bagages de la moto et avant même que Pops ait fini de déposer les sacs sur le tapis immaculé, j'étais dans le champ en train de jouer avec le chien. De le flatter. De m'extasier devant son intellgence et mes dons de maître-chien (bin oui toué... Je disais « assis » pis il le faisait! Quel intelligence! Quels dons!). M'amuser avec lui jusqu'à ce qu'on me force à rentrer dans la chambre pour aller dormir. Et le lendemain, pas question de déjeûner pour moi : jouer avec le pitou, oui monsieur!
Lassie ne m'a jamais impressionné ni captivé; j'imagine que la graine critique sommeillait déjà en moi à ce jeune âge et je me souviens que je trouvais dooooooooooont cette émission plate et mal « stagée » - ça paraissait tellement que, hors cadre, on tenait un gros steak pour attirer Lassie! Mais j'ai toujours adoré les Colley, envers et contre tous, et leurs commentaires « chien de mononc', pu' a' mode, tellement plate et commun ».
Samedi, j'irai chercher Kubrick (que je rebaptiserai ainsi, parce que Ricky... passons!). Du haut de mes 32 ans, du bas de ses 6 mois, on fera un duo d'enfer. Ce sera le plus fin, le plus bô, le plus obéissant, le plus brillant et le plus touffu de tous les chiens du monde. Et quand Lassie appellera à la maison pour que Kubrick passe la prendre, je lui pitcherai les clés du char en lui disant : « Kashmir, fais attention à mon char, mais montre z'y à cette chienne de Lassie qui c'est le boss! »
Depuis toujours, j'ai adoré cette race canine. Je me souviens d'un voyage en moto avec mon père, quand j'étais flo. On avait couché dans un motel en construction, middle-of-fucking-nowhere, parce que ça faisait des heures que Pops roulait et que tous les établissements affichaient un gros NO devant leur VACANCY. Il avait convaincu le proprio (plus constructeur que proprio, à l'époque...) de nous louer une chambre. Me souviens que c'était flambant neuf, super propre, mais que l'extérieur était encore su'l papier nouère, comme on dit par cheu-nous.
Me souviens surtout du chien. Un superbe Colley qui devait avoir 5 ou 6 ans. Assis. Calme. Patient (malgré mon énervement et mon entrain d'enfant de 7 ans). On a débarqué les bagages de la moto et avant même que Pops ait fini de déposer les sacs sur le tapis immaculé, j'étais dans le champ en train de jouer avec le chien. De le flatter. De m'extasier devant son intellgence et mes dons de maître-chien (bin oui toué... Je disais « assis » pis il le faisait! Quel intelligence! Quels dons!). M'amuser avec lui jusqu'à ce qu'on me force à rentrer dans la chambre pour aller dormir. Et le lendemain, pas question de déjeûner pour moi : jouer avec le pitou, oui monsieur!
Lassie ne m'a jamais impressionné ni captivé; j'imagine que la graine critique sommeillait déjà en moi à ce jeune âge et je me souviens que je trouvais dooooooooooont cette émission plate et mal « stagée » - ça paraissait tellement que, hors cadre, on tenait un gros steak pour attirer Lassie! Mais j'ai toujours adoré les Colley, envers et contre tous, et leurs commentaires « chien de mononc', pu' a' mode, tellement plate et commun ».
Samedi, j'irai chercher Kubrick (que je rebaptiserai ainsi, parce que Ricky... passons!). Du haut de mes 32 ans, du bas de ses 6 mois, on fera un duo d'enfer. Ce sera le plus fin, le plus bô, le plus obéissant, le plus brillant et le plus touffu de tous les chiens du monde. Et quand Lassie appellera à la maison pour que Kubrick passe la prendre, je lui pitcherai les clés du char en lui disant : « Kashmir, fais attention à mon char, mais montre z'y à cette chienne de Lassie qui c'est le boss! »
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